Histoire
A LA DECOUVERTE DE TASSIN LA DEMI-LUNE
Les rubriques suivantes ont été réalisées avec l'aimable collaboration du Groupe de Recherches Historiques de Tassin la Demi-Lune.
Bibliographie : Rémy MEJAT
"TASSIN LA DEMI-LUNE SON HISTOIRE SON TERROIR SES HABITANTS "
- EDITION : Horvath 1984.
Grande encyclopédie de Lyon et des communes du Rhône, environs de Lyon, sous la direction d'André PELLETIER
- EDITION Horvath 1980 - Tome I page 579 à 583.
L'ORIGINE DE TASSIN
L'histoire de notre commune débute au premier siècle de notre ère, avec les romains dont la présence est attestée par des vestiges trouvés dans les quartiers d'Alaï et de la Raude ainsi que par les ruines des aqueducs de l'Yzeron et de la Brévenne.
On cite le village de Tassin pour la première fois dans un acte du XI° siècle : En 1083, un traité de paix est signé entre Humbert, archevêque de Lyon, et Arthaud IV, comte de Forez au château de Tassin. A partir de mars 1291, les chanoines-comtes de Lyon constituant le chapitre de Saint Jean deviennent seigneurs de Tassin. Aujourd'hui il ne reste du château fort qu'un mur d'enceinte dans la montée des Roches. Les 10 et 12 avril 1312, Pierre de Savoie archevêque de Lyon cède au roi de France, Philippe Le Bel, la ville de Lyon et sa campagne dont Tassin. En 1269, les corporations lyonnaises en conflit avec l'archevêché et les chapitres de Saint Jean et de Saint Just se portent sur Ecully en passant par le chemin de la Vernique actuel et massacrent la population éculloise après avoir incendié l'église. Jusqu'à la Révolution, Tassin reste un petit village rural rassemblé autour de son église dont on peut voir encore le clocher dans la propriété du Prieuré, place de Tassin.
A l'est de la commune, tout près de Lyon, ce ne sont que champs, prés et vignes (sur la colline des Massues, le long de l'actuelle montée de Verdun). On compte quelques rares maisons dont le château de Grange Blanche traversé aujourd'hui par l'avenue Gambetta. Mais en 1787, on achève les routes royales qui passent par Tassin pour aller à Paris et à Bordeaux. A l'endroit où elles se croisent est aménagée une place ronde dont, au début, seul le côté nord est garni de maisons. Cela forme un demi- cercle. C'est peut-être l'origine du nom de ce nouveau quartier de Tassin : la Demi-Lune. Rapidement, des relais de poste, des hôtels s'installent, bientôt suivis par des commerces, des ateliers d'artisans…
Fin 1789, se réunit le premier conseil municipal de Tassin. L'année suivante, la création des communes par le directoire départemental du Rhône et Loire fait que la partie nord de la paroisse de Tassin (quartier de Grange blanche qui deviendra par suite la " Demi-Lune ") est attribuée à la commune d'Ecully.
En 1793, les lyonnais s'étaient rebellés contre la Convention. Les armées révolutionnaires assiégèrent Lyon. C'est ainsi que Tassin, et spécialement le hameau d'Alaî, furent occupés par 10 000 hommes de l'Armée Révolutionnaire composée de volontaires. D'Alaî furent adressées deux sommations aux défenseurs de Lyon pour se soumettre les 19 et 20 septembre. Ce n'est que le 9 octobre suivant que les troupes de la Convention pénétrèrent dans Lyon qui devint ville affranchie.
C'est en 1881 que la ville prend le nom de Tassin La Demi-Lune. Aujourd'hui, les noms des deux gares de notre commune rappellent son histoire puisqu'en venant de la gare Saint-Paul de Lyon, vous descendrez d'abord à "Ecully-la Demi-Lune". Si vous attendez l'arrêt suivant, vous serez à "Tassin" !
TASSIN LA DEMI-LUNE DANS LA PREMIERE GUERRE MONDIALE
Pendant la guerre de 14-18 Tassin la Demi-Lune était loin des combats qui faisaient rage plus au Nord de la France. Cependant deux hôpitaux militaires se trouvaient dans la ville. On les nommait les "ambulances". Ce n'était pas vraiment des hôpitaux mais plutôt des maisons de convalescence pour les soldats blessés au front et qui avaient besoin de repos et de calme pour guérir.
Ces deux "hôpitaux" étaient installés dans le bâtiment qui accueille actuellement la cantine de l'école élémentaire Vincent Serre et à l'hôtel du levant (aujourd'hui gymnase privé de l'horloge).
Monument aux morts
Plusieurs noms figurent sur le monument aux morts érigé en 1920 dans le nouveau cimetière rue Matthieu Misery. Parmi eux, deux instituteurs de l'école de garçons de la place Péragut, MM. Berlier et Vincent et 167 Tassilunois qui périrent pour leur patrie au cours de la première guerre mondiale. Les noms de Berlier et Vincent voient leur souvenir perpétué puisque l'école avenue Leclerc s'appelle depuis lors école Berlier-Vincent
Les combats avaient lieu plus au nord du pays mais des soldats ont stationné dans notre commune. Rémy Méjat, raconte qu'un bataillon du 3° Régiment d'Infanterie Coloniale passa quelques temps à Tassin la Demi-Lune pour se réorganiser avant d'embarquer en février 1916 sur un vaisseau (La Provence II) qui, les emmenant à Salonique, fit naufrage au large des côtes grecques. Il n'y eut pas de survivants…
TASSIN LA DEMI-LUNE DANS LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE
La seconde guerre mondiale éclate le 3 septembre 1939. Les Allemands avancent rapidement sur le territoire français et passent à Tassin la Demi-Lune en juin 1940. L'armistice entre la France et l'Allemagne est signé le 22 juin 1940 à Rethondes. La France est divisée en deux : la " zone occupée " placée sous l'autorité directe des allemands, et la " zone libre " dirigée par le gouvernement de Vichy.
Tassin la Demi-Lune était placée en " zone libre ". Le 11 novembre 1942, l'armée allemande revient à Tassin la Demi-Lune et réquisitionne le bâtiment de l'actuelle cure de l'église Saint Joseph qui lui servira de quartier général.
Les bombardements
Le 26 mai 1944, les alentours de Tassin la Demi-Lune ont été touchés par deux bombardements américains qui cherchaient à détruire les liaisons ferroviaires, la gare de Vaise était visée.
A ce sujet une anecdote : un train était rempli de jeunes enfants et attendait sur le quai de la gare l'autorisation de partir. Les sirènes d'alarmes se déclenchèrent et la procédure, dans ces cas-là, était de stopper le train. Poussé par un pressentiment ou son bon sens, le chauffeur désobéit aux ordres et quitta la gare pour aller cacher le train sous le tunnel de Collonges. Grâce à cette initiative cet homme de courage a sauvé la vie de dizaines d'enfants.
Trois bombes se sont égarées dans notre ville ne causant que des dégâts matériels.
La résistance
La résistance a été active dans la région. Fin août 1944, des maquisards attaquent sporadiquement les troupes allemandes. Le 25 août 1944, au cours d'un accrochage un résistant Emile BONIN, perd la vie au carrefour des cinq chemins (depuis appelé carrefour de la Libération).
La libération
Débarquée sur les côtes de Provence le 15 août 1944, la première armée française sous les ordres du général de Lattre de Tassigny remonte la vallée du Rhône. Le 2 septembre 1944 le général Diego BROSSET libère Lyon et en fin d'après-midi le lieutenant SAINT OLIVE entre à Tassin la Demi-Lune à la tête d'un escadron du deuxième régiment de Spahis algériens de reconnaissance. Au cours d'un engagement avec l'ennemi au carrefour des cinq chemins, le maréchal des logis-chef René VALLIN est tué. Une plaque rappelle sa mémoire et celle d'Emile BONNIN. Avec le soutien de la population tassilunoise, Tassin la Demi-Lune est libéré dans la nuit.










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